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Guide 37 min de lecture

Votre première affaire : apprendre le métier de prospecteur

Le métier s'apprend en le faisant. Ces neuf leçons sont le filet : ce qu'il faut savoir avant le premier client, dans l'ordre, sans diplôme et sans script à réciter. Dans votre espace, chaque leçon a sa question, et un entraînement vous fait parler à un client, choix après choix.

01 Leçon 1 — 3 min

Trois rôles, un seul contrat

Vous convainquez, l’entreprise réalise et facture, Entremise vérifie et date. Le client signe avec l’entreprise, jamais avec vous.

Un prospecteur trouve un client et le convainc. C’est tout son rôle, et c’est un vrai métier : il s’arrête quand le client dit oui.

L’entreprise partenaire fait le reste : le devis, la prestation, la facture, l’encaissement. Le client est le sien, contractuellement.

Entremise ne vend rien et ne touche à aucun argent du client. Elle cadre la mission, vérifie chaque affaire déclarée, date chaque acte au registre, et tranche par écrit quand il faut.

Vous ne signez rien au nom de l’entreprise, vous n’encaissez rien, vous ne promettez rien qu’elle n’ait écrit. Cette limite vous protège : rien de ce qui suit le oui ne dépend de vous.

Votre commission naît quand l’entreprise confirme la facturation (jusqu’à 499 €) ou l’encaissement (au-delà) ; elle est versée dans les quatorze jours. Entremise est payée en dernier, sur ce qui est payé.

  • Le client signe avec l’entreprise, jamais avec vous.
  • Aucun argent du client ne passe par vous, même un instant.
  • Votre rôle s’arrête au oui ; la déclaration le date.
02 Leçon 2 — 4 min

Lire une mission avant de parler

Tout ce que vous pouvez dire au client est dans la mission ; ce qui n’y est pas n’existe pas pour lui.

Une mission dit ce qui se vend, dans les mots que vous emploierez ; à quels prix, formule par formule ; à qui, et où ; à quelles conditions elle démarre, pour un abonnement ; ce qui ne se dit pas, dans ses interdits propres.

Le pourcentage est public, identique pour tous les prospecteurs, gelé au jour de votre déclaration : une modification ultérieure ne touche pas vos affaires.

Quand le prix est une fourchette au mètre carré, vous donnez la fourchette et vous dites que le devis de l’entreprise fera le prix. Vous ne calculez pas de total.

Le kit — l’argumentaire, les supports à lire, à montrer, à laisser — est fourni par l’entreprise. Lisez-le entièrement avant le premier contact : c’est la seule chose que vous devez savoir par cœur.

Une question du client à laquelle la mission ne répond pas est une question pour l’entreprise. Vous la transmettez ; vous n’inventez pas la réponse.

  • Les prix publiés sont la seule référence.
  • Le kit se lit entièrement avant le premier contact.
  • Ce qui n’est pas dans la mission se transmet, ne s’invente pas.
03 Leçon 3 — 5 min

Entrer en contact, en disant qui vous êtes

Vous vous présentez pour ce que vous êtes : un prospecteur indépendant qui vend pour une entreprise, payé au succès.

La première phrase dit qui vous êtes, pour qui vous vendez, et ce que vous proposez. « Bonjour, je suis Camille, prospecteur indépendant. Je vends les sites internet d’Azelize, une agence de Lorient. Avez-vous deux minutes, ou je repasse ? »

Pas d’enquête, pas de « conseiller », pas de « je suis d’Azelize » : vous n’êtes pas l’entreprise. Se présenter pour ce qu’on n’est pas est une pratique trompeuse, et la première chose qu’un client retient.

Avec un professionnel, vous pouvez entrer, appeler, écrire ; l’objet est annoncé dès la première phrase. Le bon moment est celui où il n’a pas de client devant lui.

Avec un particulier, aucun appel ni message sans son accord préalable, donné avant et valable un an : c’est la loi depuis le 11 août 2026. Un numéro laissé avec « rappelez-moi » est un accord ; le voisin qui n’a rien demandé, non. En personne, sur un marché ou à une porte, les règles du démarchage s’appliquent : contrat écrit par l’entreprise, quatorze jours de rétractation, rien d’encaissé pendant sept jours.

Où trouver des clients : vos connaissances, les commerces de votre quartier, les besoins visibles (un sol abîmé, une boutique sans site). Notez vos pistes dans Mes pistes : elles sont à vous seul et n’engagent rien.

  • Qui vous êtes, pour qui, quoi : en une phrase.
  • Particulier : jamais d’appel ni de message sans accord préalable.
  • Vous n’êtes pas l’entreprise ; vous vendez pour elle.
04 Leçon 4 — 5 min

Comprendre avant de proposer

Quatre questions avant l’offre : ce que le client a, ce qui ne va pas, ce que ça lui coûte, ce que ça changerait.

Les vendeurs qui réussissent posent des questions ; ceux qui échouent présentent. Trente-cinq mille entretiens observés le disent (Rackham, 1988), et votre première conversation le confirmera.

Situation : « Qu’est-ce que vous avez aujourd’hui ? » Problème : « Qu’est-ce qui ne va pas avec ? » Implication : « Qu’est-ce que ça vous coûte, en temps, en clients ? » Bénéfice : « Si c’était réglé, ça changerait quoi ? »

Écoutez plus que vous ne parlez. Ce que le client dit de son problème est l’argument que vous emploierez ensuite, dans ses mots.

Qui décide ? Si la personne devant vous décide pour un tiers — un syndic, un acheteur salarié, un agent public, une profession réglementée —, vous ne commissionnez rien : c’est un interdit pénal. Si elle décide à deux, vous voyez les deux.

Quel moment ? Une saison, des travaux, une trésorerie : le calendrier du client est une information, pas une objection.

  • Situation, problème, implication, bénéfice : dans cet ordre.
  • Le problème dans les mots du client est votre argument.
  • Qui décide, et pour qui : avant tout le reste.
05 Leçon 5 — 4 min

Présenter l’offre, aux mots et aux prix publiés

Vous dites l’offre dans ses termes, vous montrez le support prévu, vous donnez le prix public, et vous dites ce qui suit.

Après les questions, l’offre. Vous la dites dans les mots de la mission, en reprenant le problème que le client vient de nommer : « Vous m’avez dit une heure par jour au téléphone pour les prix ; la page de commande fait ça. »

Vous montrez le support « à montrer » — pas plus. Vous donnez le prix publié, ou la fourchette et « le devis fera le prix ». Le prix est le même pour tous : dites-le, c’est un argument.

Vous dites ce qui suit : l’entreprise appelle, envoie le devis, réalise, facture. Le client signe avec elle. Si le client est un particulier, il a quatorze jours pour se rétracter, et rien n’est encaissé pendant sept jours.

Si l’on vous demande comment vous êtes payé, la réponse est simple et vraie : au succès, par l’entreprise, par Entremise. Le pourcentage est public.

Ce que vous ne dites pas : un prix arrondi, une remise, un délai, un résultat, « je m’en occupe personnellement ».

  • L’offre dans les mots de la mission, reliée au problème dit.
  • Le prix publié, identique pour tous : un argument, pas une gêne.
  • Ce qui suit appartient à l’entreprise.
06 Leçon 6 — 5 min

Répondre à ce qu’on vous oppose

Reconnaître, comprendre, répondre avec le kit, proposer un pas. Une objection est une question mal posée, pas un non.

La plupart des objections viennent d’une présentation faite trop tôt. La meilleure réponse est celle qu’on n’a pas à donner : les questions de la leçon précédente les préviennent.

Quand elles viennent quand même, quatre temps. Reconnaître : le client a raison de le dire. Comprendre : une question, pas une réplique. Répondre : avec le kit, jamais au-delà. Proposer un pas : ce qui suit, concret, daté.

« C’est trop cher » se comprend par « par rapport à quoi ? ». « J’ai déjà quelqu’un » par « qu’est-ce qui vous plaît chez lui ? ». « Envoyez-moi une doc » par « qu’est-ce qui vous intéresse dedans, et qui la regarde avec vous ? ».

Ce que vous ne faites jamais pour lever une objection : une remise, une urgence, une promesse de résultat, du mal du concurrent, une référence inventée. Une vente arrachée se rétracte, et coûte à tout le monde.

Les dix objections les plus fréquentes, avec ce qu’elles signifient et ce qu’on dit, sont dans le catalogue de cet espace. Relisez-le avant un rendez-vous, pas pendant.

  • Reconnaître, comprendre, répondre, proposer un pas.
  • Une objection prévenue par une question vaut mieux qu’une objection traitée.
  • Jamais de remise, d’urgence, ni de promesse pour lever une objection.
07 Leçon 7 — 3 min

Reconnaître le oui, et ce qui suit

Le oui, c’est le client qui accepte que l’entreprise le contacte pour le devis. Vous déclarez le soir même : l’horodatage fixe votre antériorité.

Un oui n’est pas un contrat signé : c’est le client qui accepte que l’entreprise établisse le devis, ou démarre le service. C’est ce que vous déclarez.

Avant de partir, vous notez : le nom du client, un moyen de le joindre, le besoin dans les mots de l’offre, le moment souhaité. Vous lui dites ce qui suit : l’entreprise l’appelle, envoie le devis, réalise.

Vous déclarez dès le oui, depuis votre téléphone, en deux minutes. L’affaire est datée et enregistrée à votre nom ; si un autre prospecteur déclare le même client, la date tranche. Vous n’attendez ni le devis, ni de vérifier avec l’entreprise.

Déclarer n’est pas être payé : Entremise vérifie, l’entreprise confirme, et chaque étape s’inscrit sur la fiche de l’affaire, datée. Un refus est toujours motivé par écrit, et contestable pendant trente jours.

  • Le oui : l’accord pour le devis, pas un contrat signé.
  • Nom, contact, besoin dans les mots de l’offre, moment.
  • Déclarer le soir même : la date fixe l’antériorité.
08 Leçon 8 — 4 min

Déclarer une affaire qui tient

Une affaire bien écrite se vérifie sans vous : le client existe, le besoin est dans l’offre, l’attestation est vraie.

Six étapes : le client, le besoin, les preuves, l’urgence, l’attestation, le récapitulatif. Deux minutes quand on sait quoi écrire.

Le client : son nom tel qu’il se présente, un moyen de le joindre, son entreprise s’il en a une. Ces coordonnées lui appartiennent ; elles servent à l’entreprise pour l’honorer, à rien d’autre.

Le besoin : dans les termes de l’offre, avec la formule choisie et ce qui compte pour le client. « Il veut un site » est incomplet ; « site vitrine, formule Essentiel, cinq pages avec une page de commande ; il a un logo, pas de photos » se vérifie.

Les preuves sont facultatives ; tout ce qui aide la vérification accélère la décision. L’attestation est bloquante : chaque ligne correspond à un interdit pénal, et vous l’attestez sous votre responsabilité.

Ce qui fait refuser une affaire : un besoin hors offre ou trop vague, le même client déjà déclaré sur la même mission, un client qui est votre employeur ou l’a été, un autre prospecteur qui l’a déclaré avant vous. L’exemple annoté de cet espace montre une affaire qui passe, et trois qui ne passent pas.

  • Le besoin dans les mots de l’offre, avec la formule.
  • L’attestation est un acte : vous attestez, sous votre responsabilité.
  • Une affaire se vérifie sans vous, ou elle est refusée.
09 Leçon 9 — 4 min

Ce que vous ne dites jamais

Huit interdits, six promesses. Ce ne sont pas des conseils : ce sont des infractions, des rétractations, et la sortie du réseau.

Cinq interdits d’ordre public sont attachés à toute mission et attestés à chaque déclaration : l’employeur, le décideur pour autrui, l’argent du client, le démarchage des particuliers, l’appel sans accord. Vous les avez lus sur la mission.

Huit interdits de déontologie s’y ajoutent : ne jamais rémunérer une personne qui travaille pour le client ; ne jamais commissionner un professionnel qui agit pour autrui ; ne jamais se faire passer pour ce qu’on n’est pas ; respecter le démarchage ; ne jamais travailler sans cadre de facturation ; les données restent où elles doivent être ; aucune pression sur les personnes ; ne jamais traiter en direct une affaire née d’une mission.

Le dernier arrive souvent comme un compliment : « vous êtes un bon profil, on pourrait travailler en direct ». La part d’Entremise est de 1,5 % ; ce qu’elle paie, c’est la date de votre affaire, votre commission due à quatorze jours, et un contrat d’apport que l’entreprise n’a pas à écrire. En direct, vous perdez votre preuve, et elle porte seule le risque. La réponse est dans les objections.

Six promesses font sortir une vente du kit : un prix qui n’est pas celui de la mission, une remise, un délai, un résultat, un engagement au nom de l’entreprise, une urgence. Chacune a sa phrase de remplacement, dans cet espace.

Pourquoi c’est si net : une vente arrachée se rétracte (quatorze jours), une promesse non tenue se conteste, une identité fausse est une infraction, et chacune fait perdre à tout le monde — au client, à l’entreprise, à vous, à Entremise, payée en dernier.

  • Cinq interdits pénaux, huit de déontologie, six promesses : lisibles sur chaque mission.
  • Ce qu’on ne promet pas se remplace par ce qui suit, dit vrai.
  • La transparence vaut mieux que la discrétion.

Le reste s'apprend sur une affaire réelle.

Créez votre espace, choisissez une mission, lisez son kit. L'entraînement et l'exemple d'affaire vous attendent dedans — offerts, jamais obligatoires.