Aller au contenu
Guide 12 min de lecture

Les dix objections, et ce qu'on répond

Une objection est une question mal posée, pas un non. Quatre temps pour y répondre : reconnaître, comprendre, répondre, proposer un pas. Des phrases d'exemple, à dire avec vos mots — et, pour chacune, ce qu'un prospecteur du réseau ne dit jamais.

01 Objection

« C’est trop cher. »

Le client compare à ce qu’il paie aujourd’hui, ou ne voit pas encore ce que ça lui rapporte. Souvent, l’offre a été présentée avant que le besoin soit dit.

Reconnaître
« Je comprends, c’est une somme. »
Comprendre
« Trop cher par rapport à quoi ? À ce que vous faites aujourd’hui, ou à une autre proposition ? »
Répondre
« Le prix est celui-ci, publié et identique pour tous. Vous m’avez dit [le problème] : c’est ce que ça remplace. »
Proposer un pas
« Je vous laisse la plaquette avec le prix. Voulez-vous que l’entreprise vous fasse le devis, sans engagement ? »

Jamais : Une remise, un « je vais voir », un prix arrondi vers le bas. « Je vais voir ce que je peux faire. » — une remise, un geste, un cadeau.

02 Objection

« J’ai déjà quelqu’un. »

Le client est équipé, et content ou pas : vous ne le savez pas encore. Ce n’est pas un non.

Reconnaître
« Tant mieux, c’est le plus important. »
Comprendre
« Qu’est-ce qui vous plaît chez lui, et qu’est-ce qui manque, s’il manque quelque chose ? »
Répondre
« Si un jour [le manque] compte, l’offre couvre ceci. Voici ce qu’elle contient. »
Proposer un pas
« Je vous laisse la plaquette, et mes coordonnées si la situation change. »

Jamais : Dire du mal du prestataire en place, ou promettre de faire mieux sans savoir ce qu’il fait. « Vous doublerez vos commandes. » — un résultat pour le client.

03 Objection

« Envoyez-moi une documentation, je regarderai. »

Le client veut finir la conversation poliment, ou n’est pas seul à décider. Une plaquette envoyée sans suite ne se lit pas.

Reconnaître
« Volontiers. »
Comprendre
« Qu’est-ce qui vous intéresse dedans, pour que je vous envoie ce qui compte ? Et qui la regarde avec vous ? »
Répondre
« Je vous laisse la plaquette prévue pour ça ; le prix y est. »
Proposer un pas
« Je repasse jeudi à la même heure, ou je vous appelle, pour en parler ensemble : ce qui vous va le mieux ? »

Jamais : Envoyer et attendre. Inventer un support qui n’est pas dans le kit. « Signez ici, je m’en occupe. » — signer, encaisser, engager l’entreprise.

04 Objection

« Ce n’est pas le moment. »

Un vrai calendrier (saison, travaux, trésorerie) ou une façon de dire non. La question le dit.

Reconnaître
« D’accord. »
Comprendre
« Le moment, c’est quand ? Il y a quelque chose qui doit se passer avant ? »
Répondre
« Alors je ne vous fais pas perdre de temps aujourd’hui. »
Proposer un pas
« Je note [le mois] et je reviens vers vous à ce moment-là, si vous êtes d’accord. »

Jamais : Un tarif « valable seulement ce mois », un créneau qui se libère par miracle. « Il reste deux créneaux ce mois. » — une urgence fabriquée.

05 Objection

« Je dois en parler à mon associé. »

La personne devant vous ne décide pas seule. Vous devez savoir qui décide, et ne rien commissionner à quelqu’un qui décide pour un tiers.

Reconnaître
« Bien sûr. »
Comprendre
« Vous décidez à deux ? Qu’est-ce qui compte le plus pour lui ? »
Répondre
« Voici de quoi lui montrer exactement ce qu’on s’est dit. »
Proposer un pas
« Je peux passer quand vous êtes tous les deux, pour répondre à ses questions directement. »

Jamais : Pousser la personne présente à signer seule, ou lui offrir quelque chose pour convaincre l’autre. Ne jamais rémunérer une personne qui travaille pour le client visé.

06 Objection

« Vous êtes qui, exactement ? »

Le client veut savoir à qui il parle et qui l’engage. La réponse est simple et vraie.

Reconnaître
« Bonne question. »
Répondre
« Je suis prospecteur indépendant. Je vends l’offre de [l’entreprise], à ses prix, avec ses supports. C’est elle qui réalise, qui vous facture et avec qui vous signez. Je suis payé par elle, au succès, par Entremise. »
Proposer un pas
« Vous pouvez vérifier : la mission et l’entreprise sont publiques sur Entremise. »

Jamais : Se présenter comme l’entreprise, comme un conseiller, ou taire la commission si on vous la demande. Ne jamais se faire passer pour ce qu’on n’est pas.

07 Objection

« Et vous, vous touchez combien là-dessus ? »

Le client teste votre transparence. Une réponse vraie le rassure ; une esquive le fait douter du prix.

Reconnaître
« C’est une question juste. »
Répondre
« Un pourcentage de la vente, payé par l’entreprise une fois qu’elle vous a facturé. Le prix est le même que vous passiez par moi ou pas : la commission est dans la marge de l’entreprise, pas en plus. »
Proposer un pas
« Le pourcentage est public sur la mission, si vous voulez le voir. »

Jamais : Mentir sur la commission, ou dire « rien ». Ne jamais se faire passer pour ce qu’on n’est pas.

08 Objection

« Vous pouvez me faire 10 % ? »

Le client négocie parce que tout le monde négocie. Vous n’avez aucun pouvoir sur le prix, et c’est une force : il est le même pour tous.

Reconnaître
« Je comprends que vous demandiez. »
Comprendre
« Qu’est-ce qui vous ferait dire oui au prix publié ? »
Répondre
« Le prix est fixé par l’entreprise, identique pour tout le monde. Je ne peux pas y toucher, et personne ne l’obtient moins cher. »
Proposer un pas
« Ce que je peux faire, c’est transmettre votre demande avec votre dossier : c’est l’entreprise qui répond. »

Jamais : « Je vais voir ce que je peux faire. » « Je vais voir ce que je peux faire. » — une remise, un geste, un cadeau.

09 Objection

« Je ne connais pas cette entreprise. »

Le client cherche une raison de faire confiance. Le kit et le registre public sont là pour ça.

Reconnaître
« C’est normal. »
Comprendre
« Qu’est-ce qui vous rassurerait : voir des réalisations, parler à l’entreprise, lire ce que d’autres en disent ? »
Répondre
« Voici la plaquette de l’entreprise ; sa fiche publique sur Entremise montre ses affaires honorées. »
Proposer un pas
« Je peux demander à l’entreprise de vous appeler avant tout devis. »

Jamais : Inventer des références, citer un client sans son accord, promettre un résultat. Les données restent où elles doivent être.

10 Objection

« Je vais réfléchir. »

Une question reste sans réponse, ou le client ne veut pas dire non en face. Le pas suivant lui appartient.

Reconnaître
« Bien sûr, prenez le temps. »
Comprendre
« Il y a quelque chose qui vous retient, que je pourrais éclaircir maintenant ? »
Répondre
« Voici la plaquette et le prix, pour réfléchir avec les bons chiffres. »
Proposer un pas
« Je vous rappelle [jour], ou vous me faites signe avant : ce qui vous convient. »

Jamais : Insister, revenir trois fois, faire jouer une date limite. Aucune pression sur les personnes.

11 La proposition

« Et si on faisait ça en direct, vous et moi, sans Entremise ? »

L’entreprise, ou parfois un client, croit économiser la part d’Entremise. Elle est de 1,5 % de la vente, et ce qu’elle achète — l’antériorité, le contrôle, la commission due à date, la responsabilité portée — vaut plus que ça pour les deux.

Reconnaître
« Je comprends l’idée. »
Comprendre
« Qu’est-ce que vous voulez éviter, au juste : la part, ou les délais ? »
Répondre
« La part est de 1,5 %, et elle paie ce qui nous protège tous les deux : la date de mon affaire, votre contrat d’apport déjà écrit, le versement à quatorze jours. En direct, vous contractez avec un indépendant sans cadre, et moi je perds ma preuve. »
Proposer un pas
« Je déclare l’affaire ce soir, comme les autres. Si la part vous pose problème, écrivez-le à Entremise : c’est elle qui répond. »

Jamais : Accepter, même pour une seule affaire ; ou faire semblant d’accepter pour garder le client. Ne jamais traiter en direct une affaire née d’une mission.

Les objections se préviennent en questionnant.

La leçon « comprendre avant de proposer » est dans le guide de la première affaire. Dans votre espace, l'entraînement vous les fait rencontrer une par une.